Potentiel géothermique des anciennes mines désaffectées en Wallonie

La Wallonie dispose d’un potentiel géothermique de 1 690 GWh, réparti comme suit entre ses quatre bassins miniers :

Liège Charleroi Centre Mons
444 GWh 501 GWh 259 GWh 486 GWh

 

Dans le cadre du Plan de Relance de la Wallonie, le VITO, l’Institut flamand de recherche technologique, a mené – via un marché public – trois études de faisabilité visant à déterminer le potentiel géothermique des réservoirs d’eau des anciens charbonnages wallons. Ces travaux avaient pour objectif de préparer le lancement de projets pilotes dans les bassins miniers de Charleroi, Mons et Liège. Les études ont été réalisées en collaboration avec les Universités de Mons et de Liège, ainsi qu’avec les intercommunales et villes concernées.

Les anciens sites miniers wallons ont démontré leur capacité à jouer un nouveau rôle dans la production et le stockage d’énergie. Grâce à la combinaison des eaux de mine et de réseaux de chaleur de cinquième génération, ces sites offrent un potentiel intéressant pour le développement de projets de géothermie. Le passé charbonnier de la Wallonie en fait un terrain particulièrement propice à la mise en œuvre de ces systèmes énergétiques durables.

Déjà en 2019, le VITO, en collaboration avec l’Université de Mons, Mijnwater B.V. (Pays‑Bas) et ABO Group, avait remporté un marché public visant à évaluer le potentiel géothermique des anciens sites miniers et à proposer un plan d’action pour le développement durable de ce secteur. L’étude visait notamment à identifier les sites les plus favorables dans les principaux bassins miniers, à analyser la complémentarité entre le potentiel souterrain et les besoins énergétiques en surface, et à évaluer les risques environnementaux, juridiques et liés aux mesures de sécurité minières existantes.

La Wallonie s’était fixée l’objectif ambitieux de mettre en place au moins un projet pilote dans les dix ans. Dans cette optique, le VITO avait élaboré un business plan chiffré, permettant de structurer un plan d’action concret pour le développement du secteur.
Les résultats de l’étude ont été encourageants : ils ont montré que les bassins de Charleroi, Mons et Liège disposaient d’un potentiel suffisant pour envisager l’exploitation de l’eau des mines comme source de chaleur ou de froid, avec la possibilité de développer au moins 11 projets comparables à celui de Heerlen (Pays‑Bas).

Sur cette base, et toujours dans le cadre du Plan de Relance de la Wallonie, le SPW Énergie a lancé à l’automne 2021 trois appels d’offres pour des études de faisabilité de projets de géothermie minière dans les trois bassins concernés. Le VITO, l’UMONS et l’ULiège ont été sélectionnés pour mener ces études.