OptiRen veut optimiser et valoriser les rénovations énergétiques

OptiRen veut optimiser et valoriser les rénovations énergétiques
Bien que coûteuses, beaucoup de rénovations énergétiques des bâtiments manquent hélas souvent d’efficacité et de pertinence. Afin que chaque euro investi génère un réel bénéfice, le projet OptiRen veut agir sur deux priorités : une analyse plus fine de l’état des bâtiments et une meilleure valorisation des travaux dans le certificat PEB.

Et si atteindre un label A dans une maison mitoyenne n’était pas si compliqué ou coûteux qu’on le pense ? Actuellement, beaucoup d’investissements s’avèrent en effet inefficaces ou inutiles faute d’une juste évaluation du bâtiment au départ. Le projet OptiRen mené par l’Union Wallonne des Architectes et soutenu par RENOBATEX* veut résoudre cette problématique en développant des outils pour déterminer des objectifs de rénovation précis et atteignables en fonction du budget et des moyens à disposition. Il s’appuie pour cela sur trois axes :  

  • l’information des citoyens et acteurs de première ligne (CPAS, Plateformes Locales de Rénovation Energétique,…) pour les sensibiliser à l’importance de lever les inconnues avant les travaux 
  • l’affinage des résultats du certificat PEB pour mieux évaluer et valoriser les gains énergétiques de chaque intervention  
  • la structure de l’analyse des problèmes de salubrité afin d’assurer la pérennité du bâtiment et des travaux 

 

Dans un premier temps, OptiRen a choisi de concentrer sa mission sur trois postes clés : la charpente, les sols et les châssis. " A eux seuls, ces trois éléments peuvent faire augmenter du simple au double le coût des travaux dans une maison mitoyenne ", souligne Sébastien Motte, Architecte Conseiller UWA. "De nombreux châssis - même récents - ou charpentes sont par exemple remplacés inutilement parce qu’on manque d’informations claires quant à leurs performances et/ou état. Au niveau des sols, le risque est grand d'être confronté à des surprises faute d'informations suffisantes sur ce qui se passe en dessous. Il y a dans les maisons mitoyennes des postes d'investissement plus efficaces et moins risqués." 

 

Accéder à une meilleure connaissance des bâtiments  

Pour éviter que ces postes donnent lieu à des dépenses inutiles, OptiRen a développé diverses solutions qui sont actuellement en cours de déploiement via les Plateformes Locales de Rénovation Énergétique (PLRE). Concernant les châssis, l’idée est par exemple de développer des solutions basées sur un faisceau de preuves permettant d’établir la performance énergétique des matériaux mis en oeuvre. La démarche est réalisée en parallèle par l’administration afin de valoriser correctement ces éléments lors du calcul du certificat PEB. 

Pour les travaux de charpentes, OptiRen souhaite mettre en place avec les PLRE un accord cadre permettant aux citoyens d’accéder plus facilement à l’intervention d’un ingénieur lorsqu’il y a un risque ou une méconnaissance au niveau de cet élément structurel. « Ce serait une façon d’obtenir une réelle connaissance du bâtiment et de mieux cibler les interventions liées à la charpente, car actuellement les devis des entrepreneurs se basent sur une simple évaluation des risques et les prix peuvent donc varier du simple au double », souligne Sébastien Motte.  

Enfin, en ce qui concerne les sols, des méthodes existent donc l’idée du projet est de les implémenter et les rendre plus accessibles. « Cela pourrait prendre la forme d’un tableau qui détermine la valeur U (ndlr : coefficient de transmission thermique) des sols en fonction de la superficie et la longueur des façades », illustre Sébastien Motte.  

 

Valoriser les travaux dans le calcul du PEB 

L’objectif principal de cette évaluation plus poussée des bâtiments est bien sûr d’optimiser les rénovations et leur coût, mais aussi de pouvoir mieux valoriser les travaux  par la suite dans le certificat PEB. « Actuellement, la validation des travaux énergétiques passe par les primes, et en dehors de ce cas de figure le calcul de la PEB se base principalement sur des valeurs par défaut qui ne permettent donc pas de valoriser les travaux effectués », explique Sébastien Motte. Une situation d’autant plus problématique que le certificat PEB prend de plus en plus d’importance, tant auprès des acheteurs que des banques. OptiRen plaide donc pour que davantage d’acteurs puissent valider les travaux et leur conformité avant la visite du certificateur afin que ceux-ci soient réellement pris en compte.   

Optiren prone une meilleure préparation à la certification PEB.  

 

* À propos de RENOBATEX.ID 

L’appel à projets RENOBATEX fait partie du Plan de Relance et a été lancé par la Wallonie en 2023. Il soutient et subsidie 25 projets qui encouragent la sobriété énergétique et/ou permettent de lever les freins à la rénovation énergétique des logements. L’objectif de RENOBATEX.ID est notamment de concevoir et tester des idées nouvelles qui ont le potentiel d’être ensuite développées à grande échelle.  

 

Personne de contact :  

Sébastien Motte, Architecte Conseiller UWA 

motte.archi@gmail.com 

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