Le résidentiel en 2013

29/08/2016

Alors que les fluctuations de dans son ensemble ne montrent pas de tendance claire et que celle du est clairement en hausse, nous voyons que la consommation du logement semble montrer une très légère tendance à la baisse depuis 1985 mais avec de fortes fluctuations du taux de croissance annuel.

Ainsi en 2013, la consommation des logements a augmenté de 9% par rapport à l'année précédente et de 5% par rapport à 1990 tout en étant inférieure au pic de 1996 et à la consommation de 1985.

L'évolution de la consommation de nos logements est probablement une des plus compliquées à expliquer car elle résulte des choix d'un grand nombre d'individus agissant chacun sur une petite partie de la consommation. Il est impossible de résister à la tentation de reprendre dans cette fiche récapitulative le schéma ci-dessous qui illustre si bien cette complexité. Le bilan 2013 entre en détail dans ce schéma et en analyse les différentes composantes. Dans la présente fiche récapitulative, nous attirerons votre attention sur certains éléments.

Figure bilan logement 3

L'évolution de la consommation de nos logements est probablement une des plus compliquées à expliquer car elle résulte des choix d'un grand nombre d'individus agissant chacun sur une petite partie de la consommation. Il est impossible de résister à la tentation de reprendre dans cette fiche récapitulative le schéma ci-dessous qui illustre si bien cette complexité. Le bilan 2013 entre en détail dans ce schéma et en analyse les différentes composantes. Dans la présente fiche récapitulative, nous attirerons votre attention sur certains éléments.

Figure bilan logement 3

résidentiel

Nous voyons tout d'abord que le parc de logement a augmenté de 16% entre 1985 et 2013. Cette augmentation est notablement supérieure à l'augmentation de la consommation totale qui est de 5% (ligne noire « Total »). Nous pouvons donc en conclure que les nouveaux logements construits ont des performances énergétiques bien meilleures que les bâtiments existants.

Nous constatons également que la consommation électrique est en hausse presque constante avec une augmentation de 51% entre 1990 et 2013. En deviner la cause est plus facile, les équipements utilisant de l'électricité envahissent également notre espace privé (bureautique, petit électro, ...) et nous nous contentons très fréquemment de les laisser en veille plutôt que de couper leur alimentation.

Nous remarquons ensuite que l'évolution de la consommation de combustibles (soit les énergies en lien avec le chauffage) diminue de manière globale (-3% entre 1990 et 2013) mais avec des fluctuations se calquant sur celles des degrés-jours (ligne jaune « DJ »). Ces degrés-jours reflètent les conditions de température d'une année. Plus la valeur des degrés-jours est élevée, plus froide a été l'année et, très logiquement, plus nous avons du chauffer nos espaces de vie et de travail.
Ces degrés-jours expliquent notamment le pic de consommation en 1996, année particulièrement froide et la hausse de consommation en 2013 est due essentiellement à un climat moins clément qu'en 2012.

Pourtant, la hausse de la consommation qui aurait dû se produire entre 1990 et 2013 avec un climat plus froid et un parc de logements plus important, toutes choses étant égales par ailleurs, a été fortement atténuée.

Cette atténuation de consommation est due essentiellement à des comportements plus économes volontaires ou contraints par des prix élevés des énergies mais également à l'amélioration des qualités énergétiques du parc de logements et de ses équipements.  Ces améliorations ont également été encouragées par des primes ou des baisses d'impôts, ou imposées par de nouvelles réglementations.

Nous voyons donc que nos comportements individuels ont un réel impact sur la consommation énergétique globale de la Wallonie et que nous avons encore un réel potentiel d'amélioration tant au niveau de nos logements qu'au niveau de nos (mauvaises) habitudes en matière de gestion de nos équipements électroménagers.

Rédiger une fiche récapitulative oblige à simplifier l'analyse et les explications des phénomènes alors même que l'évolution des productions et consommations énergétiques d'une région dépend de nombreux facteurs interdépendants ou non.
Si vous désirez avoir un aperçu rapide du bilan énergétique de la Wallonie en 2014, consultez les autres fiches récapitulatives.
Si vous souhaitez entrer en détail dans les données et leur analyse, nous vous conseillons de lire le rapport complet disponible pour téléchargement.



Si vous voulez en savoir plus sur la construction de cet indice « degré-jours », cette notion est expliquée en détail dans le rapport complet

Contact

M. Hugues Nollevaux

081/48.63.39
081/48.63.03

Département de l'Energie et du Bâtiment durable

Le Département de l'Energie et du Bâtiment durable fait partie de la Direction générale opérationnelle Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Energie (DGO4) du Service public Wallonie.

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