Le résidentiel en 2008

Une consommation résidentielle très influencée par le climat

La consommation du secteur résidentiel est très influencée par les rigueurs du climat. On conçoit aisément que lors d'un hiver glacial les ménages brûlent plus de combustibles que quand la saison froide se fait attendre. La graphique ci-dessous laisse apparaître un pic de consommation en 1996 (année particulièrement froide) alors que l'année 2007 impressionne par la chute des consommations consécutive d'une météo particulièrement douce. Si le climat de 2008 n'a pas été très rigoureux, il y a quand même fait nettement plus froid qu'en 2007 (degrés-jours de chauffe en hausse de 16%) et on observe une remontée très nette des consommations qui ont atteignent les 33 TWh (+16% également).

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Par ailleurs, la fin de l'année ayant vu les cours du pétrole s'effondrer, l'ensemble des consommateurs, y compris les particuliers, en ont profité pour faire le plein de gasoil de chauffage. Une année auparavant, les prix du brut caracolaient de sommets en sommets incitant ainsi les acheteurs potentiels à la prudence d'autant plus que l'hiver doux laissait entrevoir la possibilité de sursoir au remplissage des cuves.

Comme le calcul des consommations de produits pétroliers est basé sur les livraisons aux clients (les factures) et non pas sur leur consommation réelle, la croissance des consommations induite par la hausse des degrés-jours a été amplifiée par un phénomène de stockage de gasoil de chauffage. On constate d'ailleurs que la hausse des ventes de produits pétroliers au secteur résidentiel a progressé de 30% alors que pour le gaz naturel, la hausse n'a été que de 7% .

L'électricité poursuit quant à elle sa croissance. Elle représente désormais 20% de l'énergie finale consommée par les ménages et on peut s'attendre à ce que sa part augmente encore à l'avenir. Le renforcement des normes de performance énergétique amène les logements à consommer de moins en moins de combustibles de chauffage et dans le même temps, ces logements, plus performants, consomment plus d'énergie électrique pour répondre à l'évolution de la demande de confort des habitants : bureautique, ventilation double-flux, pompes à chaleur...

Le poids de l'énergie dans le portefeuille des Wallons

Depuis l'année 2000, la facture énergétique des ménages wallons et singulièrement celle des carburants a connu des hausses sensibles comme l'indiquent les graphiques ci-dessous.

Il faut bien constater que tous les ménages wallons ne sont pas égaux devant les factures de carburants. Si la facture moyenne est égale à 100, le quartile de revenus le plus faible n'a dépensé en 2008 que les 2/5 (41%) de cette moyenne alors que le quartile 4 en a dépensé 161%.

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Et bien que le quartile 1 dépense moins de la moitié de la moyenne des ménages wallons pour faire rouler une (ou des) voiture(s) individuelle(s), ce poste a progressé de 32% entre 2000 et 2008.

On remarque que dans le même temps, en Région de Bruxelles-Capitale le quartile 1 de revenus parvenait à faire baisser sa facture de carburants de 18%.

Il est vrai qu'avec une densité d'habitat plus forte, l'offre de transports en commun y est plus importante et que les transferts modaux de la voiture vers les transports en commun sont accessibles à une fraction bien plus importante de la population qu'en Wallonie.

Ces chiffres indiquent une plus grande vulnérabilité des ménages wallons et singulièrement de ceux qui habitent en zone rurale face à une augmentation future probable des prix des énergies fossiles.

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