L'industrie en 2006

L'industrie wallonne consomme beaucoup d'énergie, 66 TWh sur un total régional de 149 TWh (44% du total).

Cette situation trouve son origine dans sa structure industrielle particulière. Elle est, en effet, majoritairement constituée d'un ensemble de grosses entreprises qui produisent des demi-produits (acier, ciment, verres,...) et qui, pour ce faire, font appel à de grandes quantités d'énergie. Parmi ces secteurs et même si son poids dans l'ensemble va déclinant, la sidérurgie ne représente plus que 35% du total alors qu'en 1990, elle engloutissait à elle seule près de la moitié des consommations de l'industrie. Il faut dire qu'entre-temps 4 hauts-fourneaux ont été mis à l'arrêt et que la production de fonte et la consommation de charbon ont suivi à la baisse.

A la deuxième place, on trouve les minéraux non-métalliques qui couvrent près du tiers de la consommation de l'industrie. Pour l'essentiel, ce secteur est constitué des cimenteries, des producteurs de chaux et des producteurs de verres sous leurs différentes formes (verres plats, verres creux, fibres de verre, ...). Le cas des cimenteries mérite d'être souligné dans la mesure où les fours qui les équipent sont de plus en souvent utilisés pour brûler des déchets (vieux pneus, sciures de bois imprégnées, boues de stations d'épuration,...) qui, autrement, pourraient difficilement être éliminés dans de bonnes conditions environnementales. La part des combustibles de substitution a atteint, en 2006, 31% du total de l'énergie finale du secteur (ou encore 3 TWh). La moitié de ces déchets est d'ailleurs d'origine renouvelable.

Dans la chimie, dominent, en termes énergétiques tout au moins, certains grands acteurs comme Solvay à Jemeppe-sur-Sambre (fabrication de polymères), Kemira (fabrication d'engrais azotés), BASF (pétrochimie) et Air Liquide (fabrication d'oxygène et d'autres gaz rares). On trouve ensuite des secteurs moins importants mais en plein développement comme le papier et l'alimentation, pour ne citer que ceux-là.

Il est assez remarquable de constater que l'industrie est le bon élève de la classe climatique et énergétique' puisqu'il s'agit bien du seul secteur qui a vu ses consommations baisser en termes absolus ces quinze dernières années. Les profondes modifications d'outils de production observées en sidérurgie (arrêt de hauts-fourneaux, passage de la filière fonte à la filière électrique) expliquent en grande partie ces évolutions favorables mais il faut ajouter que la majorité des secteurs industriels se sont également lancés dans des démarches volontaires dites accords de branche' qui ont pour but d'améliorer leur efficacité énergétique.

Graph industrie 2006

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