Bilan énergétique provisoire de la Wallonie 2014: évolution de la consommation finale totale et par secteur

29/08/2016

La consommation énergétique finale totale reprend tous les usages des produits énergétiques en ce compris leurs usages non énergétiques. En effet, certains produits pétroliers n'ont pas un usage directement en lien avec nos besoins en énergie mais sont utilisés comme matière première. Les exemples auxquels nous sommes habitués sont l'usage du bitume pour nos routes ou l'usage des huiles dans nos moteurs.

Nous devons cependant en tenir compte, notamment car ils doivent être importés, et car leurs usages non énergétiques pourraient un jour entrer en concurrence avec leur usage énergétique.

Figure bilan provisoire 2104 conso 2

Après une lente progression entre 1985 et le pic de 2001 (162 TWh), cette consommation finale totale décroit presque linéairement depuis 2001. Avec 121 TWh en 2014, nous sommes à notre niveau de consommation le pus bas depuis que les statistiques énergétiques wallonnes sont disponibles, inférieur de 17% à celui de 1990 (qui sert de référence, notamment pour Kyoto) et ayant encore chuté de 6,1 % par rapport à 2013. On remarque également clairement l'anomalie dans notre consommation énergétique, en lien direct avec la crise de 2008.

Notre consommation est traditionnellement répartie en trois secteurs d'activités :

·         l'industrie ;

·         le domestique qui regroupe le logement, le tertiaire et l'agriculture ;

·         le transport qui regroupe les quatre moyens de transport disponibles à savoir routier, ferroviaire, aérien et fluvial.

Figure bilan provisoire 2104 conso 2

Il est clair que ces trois secteurs n'ont pas évolué de la même manière au cours des dernières années et nous le sentons intuitivement.

Nous sommes en effet tous les témoins, souvent impuissants, des fermetures de nos industries. En outre, ces dernières déploient aussi de gros efforts afin de diminuer leur consommation énergétique. Il en va, dans certains secteurs, de leur survie. La consommation du secteur a, en conséquence, diminué de 45% sur les 10 dernières années.

De la même manière, nous sommes tous les jours confrontés au nombre croissant de voitures et de camions sur nos routes et nous savons que, grâce aux compagnies dites « low cost », nombre d'entre nous peuvent se permettre de partir en vacances en avion quand c'était, avant, plutôt de l'ordre de l'occasionnel. La consommation des transports a donc augmenté de 32% depuis 1990 et a presque doublé depuis 1985.

Les fluctuations de consommation du secteur domestique sont plus complexes et ne montrent pas une tendance nette comme les deux autres secteurs.

Chacun de ces secteurs est traité plus en détail dans d'autres fiches récapitulatives (voir et)

Rédiger une fiche récapitulative oblige à simplifier l'analyse et les explications des phénomènes alors même que l'évolution des productions et consommations énergétiques d'une région dépend de nombreux facteurs interdépendants ou non.

Si vous désirez avoir un aperçu rapide du bilan énergétique de la Wallonie en 2014, consultez les autres fiches récapitulatives.

Si vous souhaitez entrer en détail dans les données et leur analyse, nous vous conseillons de lire le rapport complet.

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