L'industrie en 2013

29/08/2016

Contrairement aux évolutions de la consommation du secteur domestique, l'évolution de la consommation du secteur industriel montre des tendances claires.

Cette consommation a été assez stable entre 1985 et 2000.
Et excepté la rupture constatée dans la période 2008-2010, on voit que la tendance est à la baisse depuis 2000. Les 44 TWh consommés en 2013 sont en effet inférieurs de 3 % par rapport à 2013 et de 42 % par rapport à l'année 1990.

La crise de 2008 a conduit à une diminution drastique des productions (avec, notamment, de nombreux jours de chômage économique) entraînant une chute des consommations énergétiques qui ont atteint leur minimum en 2009 avec 43 TWh. Les années 2010 et 2011 voient l'économie redémarrer en douceur avec une tentative de retour à la normale et une remontée en parallèle des consommations énergétiques. Le secteur n'a cependant jamais pu revenir à son niveau précédent.

Industrie 1

Comme le montre le graphique ci-dessous reprenant les principales branches du secteur industriel, cette baisse cache cependant des évolutions très contrastées des diverses branches qui la composent.

L'analyse succincte qui suit ne doit cependant pas nous faire perdre de vue la grande interconnexion qui existe entre les secteurs, certaines entreprises sont en effet clientes d'autres et certains sites utilisent comme matières premières des sous-produits d'autres secteurs. Et comme le dit la sagesse populaire, quand un secteur éternue, de nombreux autres secteurs s'enrhument.

En outre, réputé comme étant très énergivore, notre secteur industriel a commencé à réfléchir activement à sa consommation énergétique en 2000 et à prendre des mesures concrètes conduisant à des réductions de ses consommations énergétiques, que ce soit de nouveaux process plus économes en énergie ou un travail sur le recyclage et les matières premières. Dans ce cadre, certains partenariats ont été conclus avec la Région dont les accords de branche.


De 1990 à 2013, la consommation de la sidérurgie a chuté de 85 %, la crise de 2008 lui portant dans notre région le coup fatal que l'on ne connaît que trop.

Le secteur non métallique reprend, entre autres, les consommations de secteurs comme le verre et le ciment qui compte à lui seul pour 2/5 de la consommation. Ce sont globalement des procédés industriels requérant un usage intensif de l'énergie. La consommation de cette branche a cependant diminué de 18% entre 1990 et 2013. Cette diminution est la combinaison de difficultés économiques et d'investissements économiseurs d'énergie.

Si la consommation énergétique du secteur de la chimie baisse de 1% entre 1990 et 2013, aucune tendance claire ne se dégage. Plusieurs raisons à cela parmi lesquelles la domination du secteur par quelque grandes entreprises, la grande résilience du secteur, qui est en constante adaptation et qui développe constamment de nouveaux produits, et sa forte implication dans les accords de branches.

Enfin, on retrouve notamment dans « autres secteurs » : le papier, le textile, les métaux non ferreux et le secteur agro-alimentaire. La consommation de cet ensemble progresse de 16 % entre 1990 et 2013.

Industrie 1

Les profondes modifications structurelles du secteur industriel en Wallonie ont ainsi conduit à une modification complète de la structure de la consommation énergétique.

L'industrie qui représentait 52,2% de la consommation énergétique en 1990 n'en présente plus que 34% en 2013 et est maintenant devancée par le secteur domestique.

La sidérurgie, qui représentait 47 % de la consommation totale de l'industrie en 1990, n'en représente plus que 12 % en 2013.

Et c'est la branche des minéraux non métalliques qui est la branche la plus énergivore en 2013, avec près de 35 % de la consommation totale du secteur industriel wallon.

Quant aux entreprises qui composent « autres secteurs », elles ont doublé leur part dans la consommation énergétique de l'industrie entre 1900 et 2013.


Si vous voulez en savoir plus sur les accords de branche, l'ensemble des rapports sont en libre consultation . Ces accords volontaires entre la Région et les industriels servent à renforcer la compétitivité de nos entreprises tout en réduisant la consommation énergétique et les émissions de CO2.

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M. Hugues Nollevaux

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