Une déclaration obligatoire auprès du GRD
Bien que ces installations soient autorisées, il reste essentiel de les déclarer auprès de votre Gestionnaire de Réseau de Distribution (GRD). Cette démarche garantit la sécurité des utilisateurs et la stabilité du réseau électrique. En effet, même si ces installations ne sont pas soumises à un contrôle RGIE (Règlement Général sur les Installations Électriques), le respect des limites de puissance est obligatoire.
Les fabricants rappellent également que certaines précautions doivent être respectées pour garantir la sécurité de l'installation : utiliser uniquement une prise fixe (pas de multiprise) et veiller au bon respect des instructions fournies.
Pour en savoir plus sur les démarches de déclaration de votre installation, consultez le site de votre GRD.
Quid de la rentabilité de ces panneaux* ?
La rentabilité des systèmes « Plug & Play » dépend de plusieurs paramètres :
- Le coût d'achat du kit (environ 1 €/Wc pour une installation de 0,8 kWc avec micro-onduleurs intégrés).
- Les éventuels surcoûts liés aux équipements supplémentaires (supports) et à la main-d'œuvre.
- La production d'électricité qui peut varier entre 200 et 1038 kWh/an pour 1 kWc installé, selon l'orientation, l'inclinaison et l'ombrage.
- L'autoconsommation, qui doit idéalement être supérieure à 40 % pour rentabiliser l'installation.
En fonction de ces paramètres, un retour sur investissement est estimé entre 7 et 11 ans pour une installation de 0,8 kWc.
*Source : www.renouvelle.be
Pourquoi cette nouveauté est-elle intéressante ?
Bien que l'impact des panneaux « Plug & Play » puisse sembler limité par rapport à la consommation moyenne d'un ménage wallon (environ 3500 kWh/an), ils offrent une solution pour ceux qui ne disposent pas de toitures adaptées pour des installations classiques. Faciles à mettre en place, ils permettent de produire une partie de son électricité, que l'on soit locataire ou propriétaire.
Faut-il un permis d'urbanisme ?
Le placement de panneaux solaires est exonéré de permis pour autant que le dispositif alimente tout bâtiment situé sur le même bien immobilier et répond à l'un des cas de figure ci-après :
lorsque le ou les modules sont fixés sur une toiture à versants, la projection du débordement dans le plan vertical est inférieure ou égale à 0,30 m et la différence entre les pentes du module et de la toiture de ce bâtiment est inférieure ou égale à 15 degrés ;
lorsque le ou les modules sont fixés sur une toiture plate, le débordement vertical est de 1,50 m maximum et la pente du module est de 35 degrés maximum ;
lorsque le ou les modules sont fixés sur une élévation (façade), la projection du débordement dans le plan horizontal est comprise entre 1,20 et 1,50 m et la pente du module est comprise entre 25 et 45 degrés.
Lorsque le dispositif ne répond pas à ces critères, un permis d'urbanisme est nécessaire. Contactez le Service urbanisme de votre commune pour en savoir plus.