Guide PEB

20.08 Méthode basée sur la puissance réellement installée | Calcul de la variable auxiliaire Lrm,r par la méthode conventionnelle

20.08 Méthode basée sur la puissance réellement installée | Calcul de la variable auxiliaire Lrm,r par la méthode conventionnelle

Cette variable auxiliaire Lrm,r - sans unité - est calculée pour chaque espace. Elle est assimilée au niveau d'éclairement moyen sur un plan fictif situé à une hauteur de 0,8 m. Cette donnée intervient dans la détermination de :

  • la consommation annuelle d'énergie primaire de référence de l'unité PEB (dénominateur du niveau Ew) ;
  • la valeur réduite de la puissance installée dans le cas d'une installation d'éclairage modulable.

Le calcul de la variable auxiliaire Lrm,r par la méthode conventionnelle est réalisé sur base des données optiques des luminaires fixés au plafond (encastrés, appliqués ou suspendus) répondant à certaines conditions.

En effet, seuls les luminaires de type plafonnier « orientés vers le bas » (voir plus bas dans cette page) sont considérés pour la détermination de la variable auxiliaire Lrm,r.

La consommation d'électricité des luminaires muraux et des systèmes d'éclairage intégrés dans le plancher ou dans les escaliers, qui n'est pas prise en compte pour déterminer la variable Lrm,r, est par contre obligatoirement prise en compte dans le calcul de la puissance installée.

DONNEES A ENCODER POUR LES LUMINAIRES D'UNE PARTIE FONCTIONNELLE

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Si les caractéristiques optiques (cf. 0) du luminaire sont connues, les données suivantes sont à encoder :

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Si les caractéristiques optiques ne sont pas connues, le luminaire n'est pas pris en compte dans la détermination de la variable auxiliaire Lrm r, ce qui est, en principe, défavorable. S'il y a plusieurs types de luminaires dans un même espace, chacun d'eux doit être encodé.

Une fois un luminaire encodé, il est possible de l'enregistrer dans la bibliothèque dédiée aux appareils d'éclairage du logiciel PEB, ce qui permet de le sélectionner ensuite pour d'autres espaces et de n'avoir plus qu'à encoder le nombre de luminaires présents dans ces espaces.

LUMINAIRES PRIS EN COMPTE DANS LE CALCUL DE LA VARIABLE AUXILIAIRE L

Seuls les luminaires fixés au plafond (encastrés, appliqué ou suspendus) de l'espace considéré sont pris en compte pour la détermination de la variable auxiliaire Lrm,r de manière conventionnelle.

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Les luminaires fixés au plafond qui sont installées de telle manière que leur axe principal n'est pas orienté selon la verticale vers le bas (par exemple fixés sur un élément de toiture en pente) ou qui sont orientables (par exemple des spots rotatifs), sont pris en compte dans la méthode conventionnelle de détermination de la valeur de dimensionnement Ldesign,rm r uniquement dans la mesure où l'axe principal ne s'écarte pas de plus de 45° de la verticale ou, dans le cas de luminaire tournant, dans la mesure où l'axe ne s'écarte jamais de plus de 45° de la verticale (dans sa position la plus défavorable), l'axe principal étant le même que celui utilisé pour la détermination du code de flux. Si cette limitation en matière d'installation n'est pas respectée, ces luminaires ne sont pas pris en compte dans la détermination de la valeur de dimensionnement Ldesign,rm r selon la méthode conventionnelle, mais elles le sont obligatoirement dans la détermination de la puissance installée. Si l'on désire prendre en compte ces luminaires dans la détermination de la valeur de dimensionnement Ldesign,rm r, il faut utiliser la méthode de calcul détaillée.

Dans la méthode conventionnelle simple, seuls les luminaires de type plafonnier « orientés vers le bas » (encastré, appliqué ou suspendu) sont considérés pour la détermination de la variable auxiliaire Lrm r.

Les autres types de luminaires (cf. ci-dessous) n'interviennent pas dans la détermination de cette variable auxiliaire Lrm r, mais, attention, ils entrent malgré tout obligatoirement dans le calcul de la puissance installée et, in fine, dans la consommation annuelle caractéristique d'énergie primaire.

Par « autres types de luminaires » on entend:

  • des luminaires muraux et des systèmes d'éclairage intégrés dans le plancher ou dans les escaliers ;

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  • des luminaires fixés au plafond, installés de telle manière que leur axe principal n'est pas orienté selon la verticale vers le bas (par exemple, fixés sur un élément de plafond en pente) ou qui sont orientables (par exemple, des spots rotatifs), si l'axe principal ne s'écarte pas de plus de 45° de la verticale.

Pour pouvoir prendre en compte la contribution de ces luminaires dans la détermination de la variable auxiliaire Lrm r, il faut utiliser la méthode de calcul détaillée (via un logiciel agréé par le Ministre)*.

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* Cette méthode ne peut être utilisée étant donné qu'aucun logiciel n'a, pour la période réglementaire 2018, entrepris les démarches afin d'être agréé et reconnu par le Ministre.

LUMINAIRES NON PRIS EN COMPTE DANS LE CALCUL DE LA VARIABLE AUXILIAIRE LRM R

Bien que situés à l'intérieur de l'unité PEB, les luminaires suivants ne sont pas pris en considération tant pour le calcul de la puissance que de la variable auxiliaire :

  • l'éclairage « indépendant » : soit les appareils indépendants (non fixes) que l'utilisateur branche sur le réseau électrique en insérant une fiche dans une prise, par exemple : les lampes de bureau, certaines lampes fixées aux encadrements de tableaux, … ;
  • les appareils qui assurent la signalisation des issues de secours (et qui restent souvent allumés en permanence) ;
  • l'éclairage de secours (dans la mesure où il s'allume uniquement en cas d'urgence) ;
  • l'éclairage des cabines et cages d'ascenseur.

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L'éclairage situé en dehors de l'unité PEB n'est pas pris en compte. Il peut s'agir, selon le bâtiment, de luminaires pour :

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CODES FLUX DES LUMINAIRES

Les codes flux représentent l'image de la distribution lumineuse d'un luminaire. Ils sont dénommés

.N1, .N2, .N3, .N4 et .N5 et sont déterminés sur base des valeurs FC1, FC2, FC3, FC4, F et PHIS.

  • FC1, FC2, FC3, FC4 et F caractérisent le flux lumineux pour des angles solides de p/2, p, 3 p/2, 2 p et 4 p. Ils correspondent au flux lumineux émis dans des cônes centrés sur l'axe principal du luminaire pour des angles d'ouverture á de 41,4°, 60°, 75,5°, 90° et 180°

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  • FC4, soit le flux lumineux émis dans l'angle solide 2 p, représente l'ensemble du flux lumineux émis vers le bas.
  • F, soit le flux lumineux émis dans l'angle solide 4 p, représente le flux lumineux total émis par le luminaire
  • PHIS correspond au flux lumineux total issu de l'ensemble des lampes du luminaire.

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EXEMPLE DE CODE FLUX D'UN LUMINAIRE

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Ce luminaire étant un luminaire direct, le flux lumineux émis vers le bas (FC 4 = 3760 lm) est identique au flux lumineux total émis par le luminaire (F = 3760 lm). .N5 représente le rapport entre le flux lumineux total F émis par le luminaire et le flux lumineux émis par toutes les lampes du luminaire, soit l'image du rendement du luminaire (75 %).

(Source : CSTC)

Avec la méthode conventionnelle simple, le logiciel PEB demande pour chaque luminaire :

  • 3 données chiffrées issues du code flux CIE (cf. 20.14).
  • .N2
  • .N4
  • .N5

  • Le nombre de lampes

  • Le flux lumineux de chaque lampe en lumen (lm)

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08/11/2019